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Isabelle Monfort – Adjointe au Maire d’Hyères (83). Conseillère communautaire Toulon-Provence-Méditerranée

J’ai rencontré Patrick Rheinert au salon des maires en 2008. Il m’a présenté les prémices du projet “Récipro-Cité”, projet aujourd’hui finalisé et totalement opérationnel.

J’étais heureuse alors de constater que je n’étais pas “the only one dreamer” : il existait des professionnels et des outils qui allaient pouvoir me conseiller, me guider, m’aider en tant qu’élue, à concrétiser une idée qu’autour de moi on qualifiait de” “baba”, “bobo”, utopiste et en tout cas “beaucoup trop compliquée”…

> L’idée d’un aménagement urbain qui ne réduirait plus “l’urbanisme” aux seuls concepts :

– de zonage d’un PLU, (projet territorial basé essentiellement sur le spatial et le restrictif),

– de “bâti”, à insérer en force dans un tissu urbain déjà saturé, au nom d’une mixité sociale naissant de quotas de logements sociaux (comme si le rapprochement “physique” des différentes situations socio-économiques suffisait à créer une communauté de vie), au nom d’une densification des zones urbaines présentée comme la panacée contre les émissions de CO2 des transports (idée d’ailleurs de plus en plus contestée par un grand nombre de scientifiques).

Une politique urbaine réductrice et dépassée, qui se met en place au détriment des “zones interstitielles”, en clair les espaces intra-urbains non encore bétonnés. Ceux-là mêmes qui apaisent les perceptions visuelles des passants dans les rues, qui permettent à la ville de continuer à respirer et à réguler sa température face à la dégradation de la qualité de l’air et au réchauffement du climat urbain…,

– d’une réhabilitation/redynamisation des centres-villes où la vie, les activités économiques et culturelles, le lien social et le civisme jailliraient miraculeusement du rafraîchissement de la peinture des façades d’immeubles ou du regoudronnage des trottoirs… Ces opérations de réfection ne sont évidemment pas à négliger quand on connaît l’importance sociétale d’un cadre de vie urbain esthétique et agréable. Elles peuvent même s’avérer localement prioritaires. Mais elles ne peuvent constituer ou remplacer un “projet”. Elles restent des actions d’entretien et de maintenance qui accompagnent la vie urbaine mais ne la créent pas. Elles aident à vivre EN ville, non à vivre LA ville.

– d’écoquartiers où l’énergétique passe avant l’humain. Les bâtiments HQE et BCE ont été un énorme progrès en terme de construction et de développement durable. Mais aujourd’hui, en France comme en Europe, on connaît (et re-connaît) parfaitement les avantages et les limites des “écoquartiers” qui regroupent – en général en périphérie des villes, très déconnectés des services – plusieurs centaines de logements. Ces nouvelles “cités” qui commencent, en France en particulier, à reproduire les erreurs faites dans le passé par les concepteurs des villes nouvelles.

Si ces projets atteignent généralement leurs objectifs en terme d’énergie, de bonne gestion de l’eau et des déchets… ils ne respectent qu’en partie la notion d’écoquartier. Faute de volonté politique et de moyens financiers mais surtout faute de savoir faire des bâtisseurs, ces quartiers intègrent finalement moins qu’attendu l’humain. En particulier dans la réflexion sur la façon dont ils seront vécus par leurs habitants, dont ils seront reliés à la ville pour en devenir partie intégrante et non simple extension.

La création de ces quartiers nouveaux ne doit pas exonérer les municipalités d’une rénovation plus complète de la ville. Comme le prône Récipro-cité, il me semble essentiel d’appliquer le concept “d’écoquartier” en premier lieu à la rénovation urbaine et à l’échelle de la résidence, de l’immeuble, afin d’encourager au sein de l’existant, l’évolution du comportement des habitants vers plus d’échanges et de concertation (écologique, politique, économique).

> L’idée d’un aménagement urbain qui poserait en préalable à toute réflexion, l’objectif sociologique ambitieux du mieux “vivre ensemble”, toutes générations, origines ethniques, sociales et économiques confondues.

Des aménagements urbains créatifs et moteurs pour fédérer, structurer, valoriser les énergies positives, d’un point de vue environnemental comme humain, citadin, citoyen.

Voir en ses voisins, une richesse et une sécurité plutôt qu’une contrainte et une menace. Retrouver le plaisir et l’intérêt partagé de vivre ensemble, à l’échelle du collectif, de la rue, du lotissement, du quartier. (Re)trouver le vrai sens de la communauté (“communionté?”), pour que la Ville devienne un bien commun et non un mal partagé. Potentialiser les proximités et non les solitudes, les individus et non les individualismes.

Investir dans la matière grise, dans la recherche du bien-être et de l’épanouissement des populations, dans l’entraide entre jeunes, entre âgés, entre jeunes et âgés, entre familles (monoparentales et biparentales).

Je suis convaincue que cet investissement – car s’en est véritablement un – est  extrêmement rentable même pour la gestion des deniers publics. Face au coût humain et financier des prestations/réparations municipales engendrées par le déséquilibre et la détresse de certains habitants, les solutions proposées par “Récipro-cité” m’apparaissent comme une des meilleures réactions que puissent avoir les pouvoirs publics. Personnellement et en tant qu’élue, je préfère recruter des animateurs de quartier plutôt que des policiers municipaux ; je préfère investir dans la motivation et la responsabilisation des citoyens plutôt que dans des caméras de surveillance ; je préfère financer de l’habitat participatif et responsable plutôt que des casiers où l’on “loge” les gens, même avec lattes de bois et plantes vertes accrochés aux balcons…

Mais sans méthode, sans outil, sans stratégie concrète, éprouvée, efficace, tout cela reste au mieux une utopie, au pire un caprice dangereusement coûteux pour la collectivité.

C’est pour cela que je félicite et remercie Patrick Rheinert et ses associés d’avoir consacré leur temps, leur énergie, et leur expertise à faire naître et vivre le projet “Récipro-Cité”. Vous avez le savoir faire et nous élus, le pouvoir de faire. Il est donc indispensable et urgent de se mettre vraiment à travailler ensemble. Le plus dur sera sans doute de convaincre nos entourages de mettre en place ce type de projet dans nos communes. Les vieilles théories urbanistiques, les idées reçues et la peur de l’inconnu (voire de l’Autre) ont une grande force d’inertie et la vie longue!!

 

“Bien sûr ces villes épuisées

 par ces enfants de cinquante ans,

notre impuissance à les aider…”

Jacques Brel, “Voir un ami pleurer”.

Isabelle Montfort est également vice-présidente départementale du Nouveau Centre (Var) – composante de l’UDI et Docteur en géographie physique de l’université d’Aix-Marseille II.Consultante en environnement.

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